S'ils ne quittent jamais la maison sans un accordéon, pour l'un, une bombarde, pour l'autre, Pierre-Louis (premier plan) et Constant Oger attirent parfois le voisinage en improvisant un duo dans le jardin ! « Pas un matin où il parte sans son instrument », commente sa mère, attendrie. « Jouer est devenu indispensable pour moi », confirme l'adolescent, qui ne rate pas une occasion d'improviser un air breton, fût-ce le temps de la récréation, dans la cour du collège. Lorsque la présidente du jumelage entre Lannion, Ploubezre, Caerphilly et Llanbradach, au Pays de Galles, a fait part de son souhait d'embarquer quelques jeunes musiciens dans le cadre d'un échange de quatre jours, fin juillet, son professeur de musique n'a pas hésité : Pierre-Louis Oger et son frère Constant, douze ans, étaient partants.
Lorsqu'il évoque la difficulté technique de la bombarde, qu'il pratique depuis le CE2, Constant Oger affiche un sourire qui ne laisse aucun doute : pour ce collégien, la musique s'apparente d'abord à une école de la vie. « Aucun instrument ne se maîtrise sans patience et travail », analyse son aîné. Prédestination liée à son prénom ? « Constant aime ce qui est dur », commente sa mère : « Il faut souffler fort ! », traduit le garçonnet, à qui la perspective d'un certain effort semble plutôt réjouissante.
Une culture commune
« Nous n'avons pas eu à répéter longuement avant notre départ, résume l'aîné. Mon frère, moi et un autre élève venions de l'école de musique de Lannion. Une jeune fille du centre culturel breton (CCB) s'est jointe à nous, mais nous avons à peu près le même répertoire. » Une culture commune faite d'airs traditionnels, « qui tournent en boucle, poursuit Pierre-Louis Oger, et se prêtent à la danse ».
Malgré quelques cafouillages dans l'organisation ¯ les enfants n'ont pas pu se joindre aux traditionnelles festivités du Big Cheese, « à cause de la foule et parce qu'aucun horaire n'était calé », se souvient Pierre-Louis Oger, avec une pointe d'ironie ¯ les deux jeunes ont été ravis d'échanger quelques notes avec le jeune trompettiste de leur famille d'accueil, qui leur a appris l'hymne national gallois. « C'est quasiment la même partition que l'hymne breton, précise le collégien : nous l'avons joué le lundi soir, c'est ainsi que s'achève traditionnellement le séjour. » Très officiellement organisée, « en présence du maire », dans une salle du château de Caerphilly, la soirée lui a laissé le souvenir d'un événement un peu pompeux, « où l'on mange bien ».
À la rentrée, les deux frères raconteront le séjour comme un « petit voyage très sympa ». En attendant la venue des Gallois, à qui la famille Oger doit désormais l'hospitalité, Pierre-Louis Oger songe déjà à avancer sa phase de préparation au concours de musique bretonne Kan ar bobl, auquel il s'est classé troisième, en duo, l'an dernier. Le jeune homme pourrait ainsi s'asseoir à son pupitre dès Noël. Sans oublier ce qu'il préfère : l'improvisation, pour se faire plaisir et souffler. Ah ! Que serait l'école de la vie... sans plaisir ?
Caroline HEURTAULT.

un joli cadre, propre, un barman super sympa, une ambiance decontractée, une...

Nous avons passé un très bon moment. De l'apéro jusqu'au café, tout était bon et copieux.Le...

ce restaurant est à decouvir, bon rapport qualité prix, ambiance conviviale, equipe dynamique...je...

je n'ai jamais pârlé d'une baraque à frites mais si on en vend on se doit qu'elles soient bonnes...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

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