Une halte-garderie s'est installée dans les murs de l'école maternelle, fermée en juin dernier. La structure accueille, matin et soir, les élèves désormais scolarisés à Ar Santé. « Mais pour combien de temps ? », s'interrogent les parents. Il est 17 h 30 à Buhulien, quartier rural lannionnais, au sud-est de la commune. Comme tous les soirs, Fabienne passe récupérer ses deux enfants à l'ancienne maternelle, transformée provisoirement en halte-garderie. « Désormais, mes petits sont inscrits à Ar Santé. Une navette les amène le matin, les ramène le soir. Qu'en sera-t-il à la rentrée prochaine ? On n'en sait rien. La garderie et la navette sont en sursis. » La fermeture de l'école, en juin dernier, lui reste en travers de la gorge. « Les quartiers de Servel ou du Rusquet, semblables à Buhulien, se sont très bien développés et ont gardé leur école. Ici, rien n'a jamais été mis en valeur. »
« Le bourg meurt »
À tel point que les Buliannais s'estiment abandonnés, lâchés par la ville. « Les élus n'ont d'yeux que pour l'aménagement du centre. Notre bourg est en train de mourir. Et a peu de chances de renaître. » Dans son bar-tabac-alimentation presque désert, Louis Ollivier ne décolère pas. « On nous a enlevé l'école, le terrain de sport pour les jeunes, les messes. Maintenant, les commerces vont disparaître. Je sais déjà pour qui je vais voter les 9 et 16 mars. »
À 67 ans, dont la moitié à la tête du bistrot, Louis attend péniblement sa retraite. « J'ai mis mon établissement en vente. Aucun acheteur ne s'est manifesté. » Même son de cloche dans l'autre commerce du bourg. Un bar, là aussi. « Je cherche un repreneur depuis deux ou trois mois », indique Annick, la patronne, sans se bercer d'illusions.
La loi antitabac n'arrange rien. Et si les commerces sont toujours à proximité, à l'échelle de la marche à pied, disposer d'un moyen de locomotion sera bientôt impératif. « Les gens n'ont déjà plus le droit de fumer. Ils n'auront plus le droit de boire un coup. Ou alors, il faudra aller en voiture à Lannion. Idem pour la baguette, dont je n'imagine pas le prix, avec le coût du gasoil », peste Louis Ollivier.
« Un vrai interlocuteur »
La seule éclaircie à ce tableau sombre, on la trouve du côté du club des retraités. Deux fois par semaine, ses membres se réunissent au boulodrome flambant neuf, avec sept allées couvertes. « Nous l'avons demandé à la municipalité. Nous l'avons eu. Mais cela n'a pas été facile », souligne Jean Picolo, le président. Jean-Yves Le Gall, secrétaire de l'association, complète : « Il n'est pas évident d'obtenir des choses à Buhulien. Je crois que l'on manque d'un vrai interlocuteur à la mairie. Avec qui on réfléchirait à des solutions pour améliorer notre commune. »
Reste que le boulodrome ne fait pas l'unanimité. « Il a remplacé un terrain de foot, prisé des gamins du coin », signale Cécile, maman de trois adolescents. « On a lancé une pétition, sans effet, afin qu'un espace soit aménagé pour les jeunes. Il n'y a pas que des anciens ici ! » Rattachée en 1961 à Lannion, Buhulien n'a pas fini de digérer son intégration. Et les Buliannais de se demander s'ils sont Lannionnais...
Donatien HUET.

un joli cadre, propre, un barman super sympa, une ambiance decontractée, une...

Nous avons passé un très bon moment. De l'apéro jusqu'au café, tout était bon et copieux.Le...

ce restaurant est à decouvir, bon rapport qualité prix, ambiance conviviale, equipe dynamique...je...

je n'ai jamais pârlé d'une baraque à frites mais si on en vend on se doit qu'elles soient bonnes...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

