Maïa, la maman, Lasha, son fils de 16 ans et le petit Temouri, 4 ans (absent sur la photo) sont menacés d'expulsion vers la Géorgie depuis le 5 août dernier. L'histoire de cette famille « unie » a commené un jour de décembre 2002. Lasha, aidé de sa mère, raconte : « Mon père était journaliste. Il a eu des problèmes après un article sur le trafic d'armes qui avait lieu à la frontière tchétchène. C'était du temps de l'ancien président. Le régime était alors similaire à celui de l'ex-URSS. »
« On vivait dans la peur »
Les menaces suivent. « On avait peur, on se cachait tout le temps, nous n'étions plus en sécurité. » Ils décident alors de fuir. « Pour nous protéger », insiste Maïa. La petite famille quitte Tbilissi, la capitale, « en autobus », avec seulement quelques affaires, « sans passeport » et avec un père recherché. Direction la France et la Bretagne. D'abord Saint-Brieuc « dans un hôtel pendant un an et trois mois », puis Lannion. Lasha est scolarisé. En seulement six mois, il apprend le français. Il peut alors rentrer en CM1. Le petit Temouri naît à Lannion quelques mois plus tard.
Mais le 1er octobre 2007, le père est expulsé du territoire français. Il sera emprisonné dès son arrivée dans la capitale géorgienne. « La police l'a arrêté à l'aéroport. On ne savait rien, même pas où il était. » Jusqu'à ce courrier. « On nous a signifiés par lettre qu'il avait été tué. Sans rien savoir sur les circonstances... » Le 13 janvier Maïa reçoit pourtant un appel. C'est son mari. « Je ne peux pas te parler. Il s'est passé quelque chose de très grave mais je vais bien. »
« Je ne sais ni lire, ni écrirele géorgien »
La famille qui multiplie les demandes d'asile politique en France, aidé par le collectif lannionnais de soutien aux sans-papiers ne cesse de remuer ciel et terre. Sans succès. Ou presque. « Juste quelques sursis. » Mais depuis le 5 août dernier, leur situation s'est aggravée, la sous-préfecture de Lannion « a signifié à Maïa que son recours gracieux auprès du préfet des Côtes-d'Armor avait été rejeté, précisait mardi dans un communiqué, Philippe Vital du collectif. Tous leurs recours sont épuisés. Ils sont aujourd'hui expulsables sur un simple contrôle d'identité. » Vers un pays en état de siège.
Lasha, lui, n'y pense même pas. « Si j'y retourne je n'ai pas d'avenir. Là-bas, je ne sais ni lire, ni écrire. Ma vie est ici. » Sa mère est plus pessimiste. « Ce matin j'ai sursauté à la vue des policiers qui tournaient dans le quartier. »
Bertrand KERSAUDY.

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Nous avons passé un très bon moment. De l'apéro jusqu'au café, tout était bon et copieux.Le...

ce restaurant est à decouvir, bon rapport qualité prix, ambiance conviviale, equipe dynamique...je...

je n'ai jamais pârlé d'une baraque à frites mais si on en vend on se doit qu'elles soient bonnes...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

