« Météo défavorable, pouvoir d'achat en berne, le carburant qui flambe à la pompe : des raisons suffisantes pour abréger les séjours et se serrer la ceinture », estime un touriste, à Muzillac (Morbihan). : David AdemasDépression dans les tiroirs-caisses. « Avec un peu de chance, notre chiffre atteindra peut-être celui de juin, qui n'avait déjà pas été formidable. » Aux dernières heures de juillet, cette patronne d'une saladerie de La Roche-Bernard faisait contre mauvaise fortune bon coeur en regardant tomber la pluie, comme ses rares clients du midi. La veille, sur les quais d'Audierne, dans un hôtel-restaurant haut de gamme, l'ambiance était également à la morosité. « Mois calme. » Tellement vrai que, ce soir-là, on obtenait aisément une chambre dans l'établissement en s'y pointant tard, sans réservation.
Rapide Tro Breiz impressionniste pour évaluer juillet. Un début d'été à oublier, malgré les gros succès de Brest 2008 et des Vieilles charrues. 20 ou 30 % de volume d'affaires en moins, comme on l'a laissé entendre, voici huit jours ? Probablement. Anne Coutière, la directrice de l'Observatoire du tourisme, attend néanmoins de disposer d'une « vraie enquête de conjoncture » - auprès de 400 professionnels bretons - pour dire les choses avec précision. Pas avant une semaine, donc. Et puis, ajoute-t-elle, « une fois le constat établi, on analysera les comportements des vacanciers ».
Les modes de consommation changent
« Météo défavorable, pouvoir d'achat en berne, le carburant qui flambe à la pompe : des raisons suffisantes pour abréger les séjours et se serrer la ceinture », estime René, un père de famille ch'ti, à Muzillac. Stricto sensu, il décampe plus tôt que prévu. Depuis Quiberon, président de l'Union de l'industrie de plein air (330 adhérents, 50 000 emplacements pour tentes et caravanes), Yves Le Floc'h admet : « Il y a de la place partout chez nous. La baisse est générale : de -5 %, pour les mieux lotis, à -30 %. Sans parler de la chute des services proposés (bar, pizzeria). Les gens freinent les dépenses au maximum. Si nos tarifs ont peu grimpé, nos marges, elles, vont trinquer. » Yves Vilbout, président de l'Umih (4 500 cafetiers, hôteliers, restaurateurs, discothécaires), ne dit pas autre chose : « 20 à 30 % de recettes en moins. Il ne faudrait pas une semaine de météo catastrophique en août, parce qu'alors là... »
Pas de catastrophisme partout, cependant. Brest-Océanopolis, la locomotive bretonne des entrées, a enregistré 85 000 visiteurs, un score « dans la moyenne des précédents ». Au parc zoologique de Branféré (162 000 entrées en 2007, année-record), même stabilité. Du côté des comités départementaux du tourisme, on ne veut rien anticiper. Mais, en maniant la litote, on s'accorde à reconnaître « qu'il y avait des places disponibles dans les hôtels, les gîtes et les locations »... Dans l'attente de statistiques définitives, l'Observatoire du tourisme confirme le risque de « banalisation du mois de juillet », lié au morcellement des congés annuels. Et s'interroge sur la bonne manière de compenser, le reste de l'année, cette érosion de la consommation estivale. « C'est tout un modèle qui est en train de changer. » De quoi fournir matière à réflexion, cet hiver.
Alain GUELLEC.

un joli cadre, propre, un barman super sympa, une ambiance decontractée, une...

Nous avons passé un très bon moment. De l'apéro jusqu'au café, tout était bon et copieux.Le...

ce restaurant est à decouvir, bon rapport qualité prix, ambiance conviviale, equipe dynamique...je...

je n'ai jamais pârlé d'une baraque à frites mais si on en vend on se doit qu'elles soient bonnes...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

