Papa André et maman Claude encadrent Audrey. A Pékin, ils se baladeront avec l'indispensable drapeau français. Ils sortiront aussi le « Gwen ha du », en se souvenant qu'à Athènes, ils avaient dû le ranger. « Le drapeau breton n'est pas répertorié... » Tant pis pour le tourisme
Elle sait pourtant que de l'Empire du milieu, elle ne verra rien. Comme à Athènes il y a quatre ans, ses premiers jeux paralympiques quand elle avait décroché le bronze par équipe. « Nous aurons onze jours de compétition, c'est intensif. Et si on est éliminés, on doit supporter les autres Français... » La grande muraille et la place Tian-an-Men, elle les a vues lors d'un stage à Qingdao l'an dernier. Ça lui suffit. Elle laisse la balade touristique à ses parents qui resteront trois semaines en Chine.
Dès mercredi, Claude et André rejoindront, à Paris, la vingtaine de supporteurs pongistes français avec lesquels ils feront le voyage. Les sacs sont prêts depuis plusieurs jours, l'organisation est rodée, voilà des années que les parents Le Morvan suivent l'aînée de leurs trois enfants au fil de ses compétitions internationales.
« J'ai commencé le tennis de table à huit ans en valide, se souvient la jeune fille, et à 12 ans en handisport. » Licenciée pendant dix ans au club de Louannec, elle a quitté le Trégor en 2005 pour suivre une filière sports études à Nantes.
Aux Jeux, elle jouera en « classe 10 », sur une échelle de 1 à 10 qui détermine le niveau de handicap. Le sien est faible. Elle est née avec, ou plutôt sans, puisqu'il lui manque l'avant-bras gauche, remplacé par un doigt qui lui permet juste de tenir... une balle de ping-pong. Quant à sa main droite, elle n'a que quatre doigts. C'est suffisant pour tenir une raquette. Audrey dispute d'ailleurs aussi le championnat des valides. Son niveau ne lui permet pas de viser les JO mais elle les a suivis de près.
« Londres, pourquoi pas ? »
« Début août, la ville de Nantes a réuni les sept sportifs sélectionnés, quatre valides et trois handis. Depuis, on est resté en contact. » Audrey part donc en terrain connu ¯ les services du village olympique n'ont déjà plus de secret pour elle ¯ et reconnu. Le handisport trouve peu à peu sa place. Pour preuve, les progrès depuis Athènes en terme de couverture médiatique, de cadeaux offerts par les sponsors, de primes de médaille... « Les mêmes sommes que pour les valides », s'étonne Audrey, qui garde cependant la tête sur les épaules. « Je ne connais pas un athlète handicapé qui gagne la vie de son sport. »
Alors en 2009, l'objectif sera « la licence pro » assistant de gestion, en alternance à l'école de commerce nantaise et dans une entreprise de la ville, Consult'handi. Finis les sports études, les dix à quinze heures d'entraînement hebdomadaires... Mais Londres 2012 n'est pas exclu. « En handi, on peut faire trois ou quatre olympiades... »
Ses jeux en bref. Mardi 2 septembre, arrivée à Pékin (elle décolle aujourd'hui). Dimanche 7, lundi 8 et, si tout va bien, mercredi 10, matchs en individuel. Dimanche 14 et lundi 15, matchs par équipe. Il sera notamment possible de la suivre sur le site internet mis en ligne par la ville de Nantes et qu'elle alimentera en vidéos, photos... Adresse : www.jopekin.nantes.fr
Cécile KERNIVINEN.

un joli cadre, propre, un barman super sympa, une ambiance decontractée, une...

Nous avons passé un très bon moment. De l'apéro jusqu'au café, tout était bon et copieux.Le...

ce restaurant est à decouvir, bon rapport qualité prix, ambiance conviviale, equipe dynamique...je...

je n'ai jamais pârlé d'une baraque à frites mais si on en vend on se doit qu'elles soient bonnes...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

