PAIMPOL. - Le projet était en gestation depuis quatre ans. C'est au large de Bréhat et Paimpol (Côtes-d'Armor), dans l'anse de Lesnay, qu'Électricité de France a décidé d'ancrer en 2011 - par quarante mètres de fond - trois à six hydroliennes, afin de produire de l'électricité à partir de l'énergie des courants marins. Ils atteignent, à cet endroit, des niveaux parmi les plus élevés en Europe.
Un projet de 20 millions d'euros
« C'est la concrétisation d'études et de longues concertations sur les côtes bretonnes et normandes », explique Bernard Mahiou, directeur du développement hydraulique d'EDF. Le site de Bréhat-Paimpol l'a emporté sur celui de Barfleur, dans la Manche. En raison, chuchote-t-on, d'une plus forte mobilisation de l'exécutif régional breton, copartenaire d'EDF dans ce projet chiffré à 20 millions d'euros.
Il devrait aussi bénéficier d'aides financières de l'Agence pour la maîtrise de l'énergie et de l'Europe. Pour ses promoteurs, l'énergie marine représente une source de production d'électricité « inépuisable, compétitive, sûre et sans émission de CO 2 ».
Dans trois ans, la force des courants fera mouliner les pales des rotors sous-marins, installés à environ 15 km de la côte. Il faudra les raccorder à un énorme câble de même longueur.
Ces hydroliennes « nous permettront de tester la technologie en conditions réelles, d'en apprécier la rentabilité et d'établir un cadre administratif et juridique susceptible de favoriser le développement d'une filière française », dit Bernard Mahiou. Il ajoute : « Nous allons procéder à une étude d'impact durant au moins un an. Au moindre problème, on retirera les machines. »
Production prévue : entre quatre et six mégawattheures par an. L'équivalent de la consommation de cinq mille foyers.
À Paimpol, où il s'était déplacé hier, le président de la Région, le socialiste Jean-Yves Le Drian, s'est pris à imaginer la Bretagne de demain comme l'un des futurs « pôles d'excellence des énergies marines en Europe. »
Deux voix contre, seulement, chez les pêcheurs
Rien ne pouvait être envisagé dans l'anse de Lesnay sans l'aval des pêcheurs du quartier maritime. Les contacts et la pédagogie ont payé. « Dans nos rangs, il ne s'est trouvé que deux voix contre », précise Yannick Hémery, président du comité local des pêches.
Il a fallu qu'EDF et les scientifiques aient de bons arguments, car la zone d'implantation des hydroliennes se trouve dans un secteur sensible. Elle voisine avec une zone de cantonnement de crustacés de 700 ha, où nul ne vient pêcher. La plus grande d'Europe.
Alain GUELLEC.

un joli cadre, propre, un barman super sympa, une ambiance decontractée, une...

Nous avons passé un très bon moment. De l'apéro jusqu'au café, tout était bon et copieux.Le...

ce restaurant est à decouvir, bon rapport qualité prix, ambiance conviviale, equipe dynamique...je...

je n'ai jamais pârlé d'une baraque à frites mais si on en vend on se doit qu'elles soient bonnes...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

