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Le samedi 21 juin, à Langueux, les générations de joueurs du FC Goéland des Bretons de Paris fêtaient les 10 ans du club. Dans une ambiance chaleureuse, les anciens et les nouveaux n'ont pu se départager sur le score de 5 partout. Bruno Pallardon, Plaintelais de retour. « L'équipe m'a aidé à connaître des gens et à m'adapter plus facilement à la vie parisienne que je vais quitter puisque je reviens en Bretagne. Pour ma part, j'ai rejoint le club à ses débuts en 1998. Je débutais mon travail à la RATP. J'avais vu l'annonce dans un bar parisien, à « La Ville de Guingamp », rue du Départ à Montparnasse. Le bar est d'ailleurs devenu notre siège social. Petit à petit, les joueurs sont venus par le bouche à oreille et souvent à travers les relations de travail. Désormais, on va compter près d'une quarantaine de joueurs ; du coup, ça sera peut-être juste en matière de terrain d'entraînement. A Paris, c'est plus compliqué en matière de terrain. Le samedi, on ne joue plus sur notre terrain de Vincennes mais souvent dans le parc de Sceaux. »
David Hamon, un témoin des débuts. « J'étais du tout début lorsque Michel Hellio m'a proposé de l'aider à monter cette équipe alors qu'on jouait ensemble en corpo. Il faut lui tirer un sacré coup de chapeau car il a tenu les choses à bout de bras. Il n'a jamais lâché pourtant, certaines années furent très dures notamment la première année où nous étions très justes en matière d'effectif. Dire qu'aujourd'hui l'équipe joue en DRH et qu'une 2e équipe va se créer. En région parisienne face à des clubs de l'ouest de Paris (Clamart, Meudon...), le niveau est équivalent à la PH en Bretagne. C'est plutôt physique. Au-delà de l'aspect sportif, ce club de foot m'a donné une raison de rester à Paris et de m'y adapter car sans lui, on ne sait plus où on habite parce que chaque week-end la tentation est de rentrer vers la Bretagne. »
Laurent Rouault, le Rennais. « Dans l'équipe, il existe une identité. Un sentiment d'appartenance à une communauté. Il y a quatre ans que j'ai rejoint l'équipe en sachant qu'il y avait un esprit de camaraderie qu'il est très difficile de trouver à ce niveau dans d'autres équipes à Paris. »
David Goasduff, Finistérien de Plouguerneau. « Cela fait dix ans que j'y joue. J'étais donc du tout début. Le groupe respire le bonheur. En même temps qu'on a su progresser ensemble sportivement pour monter de trois divisions, le but de l'équipe est aussi de faciliter l'intégration des Bretons à Paris. Personnellement, les joueurs sont devenus mes amis. »
Denis Bontemps, Parisien chez les Bretons. « Moi, je suis Parisien d'origine mais on met un point d'honneur pour toujours conserver une majorité de Bretons, un noyau fort dans l'effectif. A un moment, on comptait aussi beaucoup d'infirmiers ou de policiers dans le groupe qui venaient d'avoir leur premier poste à Paris. »
Recueilli par Philippe PERON.